Plaquiste à Saint-Quentin : le placo dans le bâti Art déco
Saint-Quentin, 52 000 habitants au bord de la Somme naissante et de son canal, est à 71 km d'Amiens. La ville a été détruite aux trois quarts pendant la Première Guerre mondiale, puis rebâtie dans les années 1920 : briques, ferronneries, mosaïques et verrières donnent à ses rues un ensemble Art déco rare en France. C'est ce bâti qui commande nos interventions saint-quentinoises.
Les immeubles et les maisons de la reconstruction saint-quentinoise ont des plafonds hauts, souvent en plâtre sur lattis, et des décors qu'on ne remplace pas. Nous y posons des faux plafonds en retrait des corniches, ou nous doublons le plafond existant sans le déposer quand il tient encore. Quand le lattis est mort, la dépose se fait bâchée et le nouveau plafond est réglé au laser sur la hauteur d'origine.
Les murs de brique pleine de ces maisons sont sains mais froids. Le doublage par l'intérieur est la seule voie possible sur les façades du secteur patrimonial, l'isolation extérieure y étant exclue. Nous dimensionnons l'épaisseur au cas par cas, en gardant les tableaux de fenêtres lisibles et les appuis de pierre dégagés.
Autour de Saint-Martin, de Remicourt, du Faubourg d'Isle et du quartier Europe, le bâti change : pavillons d'après-guerre, collectifs des années 1960, lotissements récents. Les demandes y portent sur les cloisons de redistribution, l'isolation phonique entre chambres et l'aménagement des combles. Les marais d'Isle rappellent que l'humidité n'est jamais loin, la plaque hydrofuge est de mise dans les pièces d'eau.
Une heure de route sépare Saint-Quentin de notre atelier, par l'A29. La visite de métré ne coûte rien, le chiffrage détaillé suit dans la journée qui vient, et les gravats repartent avec nous. Notre décennale couvre l'ouvrage posé, cloison comme plafond.