Plaquiste à Beauvais : le placo dans une ville reconstruite
Beauvais, préfecture de l'Oise, compte un peu plus de 55 000 habitants à 53 km d'Amiens, entre le Thérain et l'Avelon. Le centre a été incendié en juin 1940 et rebâti dans les années d'après-guerre : autour de la cathédrale Saint-Pierre, les immeubles de la Reconstruction voisinent avec les quelques maisons anciennes rescapées. Ce bâti des années 1950 dicte une bonne part de nos chantiers beauvaisiens.
Les logements de la Reconstruction beauvaisienne ont des murs porteurs en béton ou en brique montés vite, souvent sans isolation, et des cloisons intérieures en briques plâtrières fragiles. Nous y posons du doublage sur ossature quand le mur est irrégulier, et du doublage collé quand il est sain et d'aplomb. Les cloisons plâtrières fissurées sont remplacées par des cloisons BA13, plus légères et plus faciles à percer.
Les quartiers Saint-Jean, Argentine et Notre-Dame-du-Thil alignent des collectifs des années 1960 et 1970. Les demandes y portent sur l'isolation phonique entre logements et sur les faux plafonds qui masquent les gaines et les descentes d'eaux usées. Nous travaillons avec des plaques phoniques et une laine dense, la seule façon de couper réellement les bruits d'un appartement à l'autre.
À Marissel, Voisinlieu et Saint-Lucien, le tissu pavillonnaire domine. Les propriétaires beauvaisiens y font aménager des combles en chambre, créer une suite parentale ou poser un faux plafond avec éclairage encastré dans le séjour. La pente de toiture des pavillons des années 1970 laisse presque toujours la hauteur nécessaire pour isoler les rampants correctement.
Notre atelier amiénois est à trois quarts d'heure de Beauvais par la RN1. Le rendez-vous de métré ne se facture pas, le devis part chiffré au poste dans les 24 heures, et le chantier est protégé puis balayé tous les soirs. Les Beauvaisiens nous appellent pour un doublage entier comme pour reprendre des finitions ratées par quelqu'un d'autre.